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Partenariat interentreprise.

Petite entreprise de luxe français et fabricant/distributeur en Chine : une alliance risquée mais un pari gagné.

 
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Les règles d’un partenariat fructueux et réciproque

Trouver un terrain d’entente en travaillant à des milliers de kilomètres d’écart et autant de différences culturelles, le pari a de quoi effrayer. C’est en utilisant des exemples de la culture industrielle chinoise que les chausseurs français vont lever les barrières.

> Instaurer une compréhension mutuelle équilibrée

« On nous a parfois reproché d’être trop lents… » confie Daniel Yeremian. Les Chinois ont du mal à comprendre le fonctionnement de la TPE française. « Il a fallu expliquer notre manière de travailler, nos méthodes, pourquoi nous ne voulions pas nous précipiter. »

Pour lui, rien de tel qu’une approche pratique : il invite ses partenaires à passer quelques jours dans les studios de création de Karine Arabian. Ils assistent aux réunions, découvrent le processus de création… À leur tour, Daniel Yeremian et Karine Arabian se rendent en Chine. « D’emblée, une fois imprégnés dans l’entreprise, nous nous comprenions mieux. »

> Partager la culture de l’autre

Les notions de marque ou d’image sont difficiles à traduire. Karine Arabian a toutes les peines du monde à expliquer que sa marque est son seul capital et qu’on ne peut le vendre sans prendre les précautions nécessaires.
Pour se faire comprendre, elle prend l’exemple d’une entreprise de porcelaine chinoise, installée dans le Yunnan depuis 243 ans. Tout comme elle, ils ne vendent pas leurs services de table comme des produits en série ! Le message passe.

> Sans transiger sur le respect de la marque

Pour que le partenariat fonctionne, « Karine ne se contente pas de créer des modèles à la chaîne, précise Daniel Yeremian, elle est pour eux une vraie collaboratrice et adapte ses créations, échange, prend en compte les contraintes culturelles du pays… » Mais lorsque leurs partenaires prennent l’initiative d’ajouter des semelles de caoutchouc parce que la saison est très pluvieuse, pas de compromis ! Le produit risque d’être dénaturé.

« Avec beaucoup de compréhension et de dialogue, explique-t-il, nous avons trouvé un équilibre. Aujourd’hui notre collaboration paie. »

Les premières collections dessinées par Karine Arabian pour le Groupe Aiminer se vendent bien. En parallèle, les chaussures françaises vendues sous la marque Karine Arabian dans les points de vente trouvés par le groupe chinois obtiennent des succès encourageants.

« La prochaine étape est proche ! Nous devrions ouvrir notre boutique sur place dès 2009 » conclut Daniel Yeremian.


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