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Mise en ligne : Septembre 2010

Comment gérer les personnalités difficiles en réseau


Sommaire
Portrait du nuisible
Responsabilité des personnalités difficiles
Capacités de nuisance et capacités de service
Gestion des personnalités difficiles
Le nuisible sur l’échelle des niveaux de pratiques sociales
Matrice des échelles
Les comportements types à connaître
Gérer les nuisibles

Le nuisible sur l’échelle des niveaux de pratiques sociales

Pour mieux comprendre ce que les nuisibles ont en commun, et ce qui les différencie des autres, on peut les situer sur une échelle de pratique sociale.
Cette échelle décrit les clés des comportements des uns et des autres, sur quatre niveaux hiérarchisés en fonction de deux critères fondamentaux :

• les impacts des comportements sur le système ;
• le confort qui en résulte pour les protagonistes.

Les nuisibles se trouvent au plus bas niveau de cette échelle.

Méthodologie des échelles de niveaux de pratiques « ENP »

L’échelle ci-contre a été conçue selon le principe des « ENP » (échelles de niveaux de pratiques). La méthode consiste à formaliser les pratiques de toute nature (sociales, professionnelles, individuelles) sur quatre niveaux gradués en fonction de leur degré d’efficacité.

On peut observer ainsi plusieurs comportements différents, dont la logique de classement est la suivante :
Le niveau 4, le plus élevé, est le plus efficace dans l’exercice de l’activité concernée.
Le niveau 1, le plus bas, est le plus catastrophique.

Gestion du temps

Voici en exemple les différentes façons pour une personne de gérer son temps.


Niveau 4 : Anticipation, fiable

La personne crée les conditions de résolution des problèmes avant qu’ils se produisent. Prévoit les effets, calcule, estime par anticipation, se ménage des marges de temps d’avance pour faire face aux imprévus. Privilégie la gestion à long terme. Livre toujours tout en temps et en heure. Ne se laisse pas déstructurer par l’imprévu. S’organise pour faire gagner du temps aux autres.


Niveau 3 : Temps réel, régulier

Se rue sur les problèmes dès qu’ils surgissent.
Cherche à définir ou redéfinir ses priorités en fonction des urgences opérationnelles. Ponctuelle, elle cherche à réguler les durées pour tenir son planning. Ne crée pas de retards pour les autres mais est désorganisée par leurs retards.


Niveau 2 : En retard, négligent

Ne traite les problèmes qu’après qu’ils sont survenus et que les effets se sont manifestés. Il y a toujours quelque chose qui lui a fait perdre du temps. Livre son travail et arrive fréquemment en retard. Attend en général la dernière limite pour se mettre à l’œuvre. Génère des retards pour les autres. Semble courir après les événements sans les rattraper, et finit par abandonner.


Niveau 1 : Anachronique, inconséquent

S’occupe des problèmes n’importe quand, à des moments inopportuns ou dans une chronologie qui lui est strictement personnelle. Se met au travail après l’échéance, se laisse entraîner dans des occupations futiles, inappropriées. Perturbe le planning de travail des autres, ne tient aucun compte de leurs propres chronologies.

Cette méthodologie, développée dans notre premier ouvrage, Conduites professionnelles, conduites de management*, est utilisée pour représenter concrètement les écarts entre les comportements efficaces et les comportements à éviter.

Une « ENP » est à la fois un outil d’autoévaluation qui permet de situer sa pratique, un guide pour la corriger et un outil pour évaluer les comportements des autres et réagir en conséquence.

* P. Massot et D. Feisthammel, Conduites professionnelles, conduites de management, Liaisons, 1997.
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