Dynamiser sa parole
Une synthèse doit entraîner l’adhésion des auditeurs et le plan – vous venez de le voir – y joue un rôle moteur. Mais c’est aussi une prestation orale où le ton, la manière, le rythme, la voix, l’accent sont aussi des vecteurs de votre conviction. Pourquoi faudrait-il qu’une synthèse cultive l’ennui, la platitude ou la grisaille, sous prétexte qu’elle est un genre sérieux exigeant objectivité, rigueur et concession ? C’est précisément l’inverse : elle requiert une parole dense, claire, nerveuse, et, si elle refuse toute concession à l’effet gratuit ou à la fausse élégance, elle doit sa force persuasive à trois facteurs principaux.
• La sobriété
• L’enchaînement logique des idées
• Le mouvement du style
La sobriété
Pour dynamiser votre parole, facilitez la compréhension de votre public, pratiquez une grande économie de moyens et allégez surtout votre expression. Recherchez sans restriction la simplicité, utilisez des mots courts, simples, usuels ; refusez les jargons techniques, appelez un chat un chat et, entre deux formulations possibles, choisissez la plus simple. Par exemple, préférez « la morale » à l’éthique, le « demandeur » au requérant.
Contrairement aux exigences de l’expression écrite, ne jouez pas sur les synonymes : vous risquez de perturber l’écoute de vos interlocuteurs. Dans un exposé oral, vous pouvez vous offrir le luxe de la répétition des mêmes mots pour frapper l’attention : deux mots clés suffisent parfois pour bâtir tout un raisonnement. Méfiez-vous enfin des adjectifs et des adverbes : à moins d’être indispensables, ils ne font qu’alourdir ou affaiblir votre pensée.