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Comment manager les personnalités difficiles en réunion ?


Nous avons tous connus de mémorables réunions où un seul participant est parvenu à laminer tous les débats en quelques phrases ou attitudes explosives. Réactionnaires, agressifs, passéistes ou butés, autant de comportements auxquels vous pouvez être confronté !
Quelle réaction appropriée devez-vous adopter face à chaque cas ? Comment sauver votre ordre du jour en cas de débats enlisés ? Lorsque la polémique fait rage, comment désamorcer la bombe ?
Tous les trucs et astuces de René Moulinier.

3) Comment gérer les personnalités difficiles ?

Vous connaissez votre réseau et ses membres, vous savez déjà qui ils sont. Quelques conseils pour gérer chacune de ces personnalités.

Le fou du roi :
Nous les aimons bien les amuseurs publics qui ont toujours une histoire à raconter, toujours le fou rire aux lèvres à la moindre peccadille. Pourtant en réunion, l’individu qui cherche la moindre occasion pour se mettre en avant peut rapidement devenir gêneur.
« Surtout ne pas les brider, l’enjeu consiste à essayer de rebondir sur les propos s’ils amènent un point de vue intéressant en les reformulant de manière plus sérieuse. »

Le discoureur :
Toujours très content d’être en réunion, le discoureur cherche à se mettre en avant en prenant la parole et une fois prise, impossible de l’arrêter ! Dans ce cas, ne pas hésiter à rappeler le timing de début de réunion : « Jean, ce que vous dites est intéressant mais nous disposons de peu de temps, peut-être que vous pouvez faire plus court ? ».

Le buté :
« Il faut canaliser celui qui ne veut pas démordre de sa position mais aussi empêcher les autres participants de le critiquer ouvertement de façon à ce qu’il n’y ait pas d’hostilités clairement déclarées, ce qui ralentirait considérablement la prise de décision. »
Au contraire, il faut le laisser s’exprimer et l’astuce consiste alors à chercher dans ses réflexions ce qui peut intéresser le groupe et faire avancer le débat.

Les bavards :
Rien ne sert de s’énerver, les bavards, tout à leur conversation ne vous entendront pas. Regardez-les avec insistance et sans rien dire. Bientôt le silence se fera autour d’eux jusqu’à ce que l’un des bavards tourne la tête vers vous. Si toutefois ils ne remarquaient rien, un voisin les rappellera sûrement à l’ordre !

L’opposant rancunier :
Éternel détracteur, c’est un cousin du buté. Il s’agit pour l’animateur de trier les propos tenus. Faire la part des choses entre les critiques constructives qui peuvent faire avancer les débats et les chicaneries à l’encontre de personnes.
Autre possibilité : l’opposant est souvent très à l’aise pour contrer les arguments des autres à l’oral, mais il sera sans doute déstabilisé si vous lui demandez directement ses propres solutions ou d’expliquer les expériences, les sources qui lui permettent d’avancer ce qu’il dit.

Le passéiste :
Il trouve toujours une bonne occasion pour raconter sa vie passée, des anecdotes, des histoires parfois longues. Il faut intervenir, au bout de deux prises de paroles du genre, vous aurez bien du mal à boucler votre ordre du jour ! Le tout est de savoir doser gentillesse et fermeté.
Par exemple :
« François, vos histoires sont passionnantes, vous êtes la mémoire du groupe, mais nous aurons sans doute plus de temps pour vous écouter au déjeuner. »

L’agressif :
Ne pas le brusquer en bridant sa prise de parole mais tenter de rapprocher ses propos de ce qu’on pense être l’accord majoritaire du groupe : « En somme, vous nous dites ceci et je le note. »
Attention, il ne faut en aucun cas écarter les opposants du groupe, leurs avis doivent être considérés et notés dans le compte-rendu de la réunion. Si une personne se sent isolée, elle peut initier un travail de sape extrêmement destructeur. En revanche, si elle est invitée à s’exprimer et que l’on tient compte de ses remarques, elle ne pourra plus contester la légitimité de l’échange.

Les timides :
Aucune mauvaise volonté de leur part, ils souhaitent autant que les autres participer et donner leurs avis. Il s’agit de ne pas les brusquer, surtout ne pas interroger directement la personne au risque de la bloquer encore plus.
Amorcer leurs réponses avec une petite phrase du genre :
« Vous m’avez souvent parlé de vos expériences avec les assureurs, je crois que cela va intéresser tout le monde … »

L’intervenant exceptionnel :
Rares sont les relations de hiérarchie en réseau, pour autant, les mêmes comportements dérangeants peuvent se retrouver lorsqu’une personnalité, un invité extérieur au réseau fait une intervention en réunion.
Souvent la personnalité n’intervient qu’en cours de réunion et l’animateur doit le présenter.
Après lui avoir expliqué brièvement les thèmes abordés, l’avancée des discussions, il doit également l’inviter à intervenir, « il faut l’intégrer dans les discussions, évidemment la durée de son intervention aura été définie à l’avance et prévue dans l’ordre du jour ».


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