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Mise en ligne : Octobre 2014

Bonnes feuilles.
Animateurs, 7 conseils pour faire face à toutes les situations en réunion.

Être présent

L'animateur a parfois tendance à s'abriter derrière sa fonction. À force d'être professionnel, il prend le risque de devenir anonyme. Pudeur ? Crainte d'être accusé de se mettre en avant ? Peur d'ennuyer? Obsession du timing? Manque de confiance en soi ? Souvent un peu de tout cela.
C'est dommage pour l'animateur et son groupe. Lorsque vous vous sentez en confiance, ne craignez pas d'être plus présent personnellement. Vous pouvez le faire de plusieurs manières.
Pour choisir des exemples, soutenir une argumentation ou trouver des analogies, n'hésitez pas à vous inspirer d'un domaine qui vous est cher : art, sport, culture, etc. Vous y gagnerez en chaleur. Puisez dans votre expérience personnelle ou professionnelle pour apporter un témoignage, illustrer vos propos. Un public, quel qu'il soit, préfère toujours le témoignage à la démonstration, le vécu à la théorie, le concret à l'abstrait.
Si vous n'êtes pas sûr des réactions de votre auditoire, sondez-le par une question : « Est-ce que vous voulez savoir comment ça se passe concrètement? », « Voulez- vous entendre une histoire authentique à ce sujet? », « Vous êtes-vous jamais demandé ce que ceci pouvait donner sur un bateau ? ». Il serait bien surprenant que vos participants n'aient pas envie d'en savoir plus.
Le tout est de ne pas en abuser et de le faire à bon escient. Vous y trouverez du plaisir et vos participants aussi. Votre animation gagnera en efficacité.



Être réellement participatif

Beaucoup d'animateurs ont une curieuse conception du« participatif». À les observer, on a l'impression qu'être participatif consiste pour l'animateur à faire dire aux participants ce qu'il aimerait entendre. Toute participation qui ne survient pas à un moment jugé opportun par l'animateur et qui ne va dans son sens est derechef considérée par ce dernier comme une perturbation !
À quoi voit-on qu'un animateur est faussement participatif?

  • Lorsque les participants tardent à répondre, l'animateur reprend aussitôt la parole. Si l'animateur considère que les participants peuvent dire des choses importantes, il leur laisse le temps de s'exprimer.
  • Lors d'un recueil, l'animateur n'écrit que les réponses qui l'intéressent. Ou bien il reformule les propos des participants en les déformant dans le sens qui l'arrange : ce qui intéresse l'animateur ce n'est pas ce que pensent réellement les participants, mais qu'ils aillent dans son sens. Une autre dérive consiste à ne pas exploiter la production des participants : que les participants répondent blanc ou noir, l'animateur n'en tire pas de conséquence sur la suite de son animation.
  • L'animateur ne répond pas aux questions ou bien répond à côté. L'animateur n'est pas à l'écoute des participants ou bien s'en désintéresse.
  • L'animateur a ouvert un« frigo », mais les questions recensées ne sont pas abordées lors du débat : l'animateur s'est débarrassé des questions gênantes sans les traiter.
  • À peine un débat est-il lancé que l'animateur enchaîne sur la séquence suivante: le débat n'a pas pour but d'échanger mais de meubler un temps mort.

Être pleinement participatif, ce n'est pas se contenter d'attendre du groupe qu'il vous renvoie la balle au moment où vous avez décidé de la lui lancer. C'est saisir le maximum de balles, et pas seulement les plus faciles. Il est vrai que faire vraiment du participatif revient dans une large part à s'ouvrir sur l'inconnu. Cela est difficile et consommateur de temps.
Il existe une manière différente et complémentaire de faire participer votre groupe : l'interactivité. Être interactif consiste à solliciter régulièrement votre auditoire en continu. Voici quelques exemples d'interactivité:
  • Avant de démarrer un exposé, donnez immédiatement la parole à votre auditoire : « Avant de démarrer, j'aimerais savoir ce que vous inspire ce thème ».
  • Lorsque vous décrivez une situation, interrompez-vous : « Si vous étiez confronté à une telle situation, que feriez-vous ? » ou bien « À votre avis, que se passa-t-il? ».
  • Avant de présenter les résultats d'une enquête, distribuez une liste à vos participants. Demandez-leur de travailler cinq minutes en binôme : « Parmi la liste que je viens de vous remettre, quels sont, selon vous, les cinq thèmes qui ont été les plus cités par les personnes interrogées? ». Vous dévoilerez ensuite les résultats de l'enquête en les confrontant aux réponses données par les binômes.
  • Sollicitez des témoignages : « Quelqu'un parmi vous a-t-il déjà été confronté à cette difficulté? ». Quelqu'un lève la main « Pouvez-vous nous dire ce que vous avez fait? ».

Plutôt que d'animer de nombreuses séquences faussement participatives, restreignez le nombre de séquences de ce type, mais animez-les de manière réellement participative. C'est-à-dire en prenant en compte les réactions des participants, en construisant dessus, même si elles ne sont pas celles que vous attendiez et surgissent de manière imprévue. Le reste du temps, soyez le plus interactif possible avec votre groupe.



Pour aller plus loin :

- Comment réagir face à 5 situations difficiles en réunion.
- 3 exercices pour développer votre empathie.
- 12 bonnes pratiques pour que l’on vous écoute vraiment.
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