Le partage en réseau : enfin l’emploi flexible qui plaît à tout le monde
Formule politiquement consensuelle, aussi bien soutenue par la droite que par la gauche, les groupements d’employeurs apportent un compromis fédérateur entre entreprises et salariés avec « la flexi-sécurité à la française », une forme de flexibilité, moins coûteuse que l’intérim, qui convient à tous.
Pour les membres du groupement :
« Plus les groupements rassemblent des secteurs variés, aux saisonnalités différentes, plus la flexibilité est grande », avance Hervé Sérieyx. C’est le cas pour un groupement implanté dans la « Cosmetic Valley », dans la région de Chartres. « Les membres du groupement ont eu l’intelligence de regrouper des entreprises cosmétiques mais également automobiles et technologiques. Lorsque l’une des entreprises membres, en difficulté, a dû cesser d’employer dix salariés, en un week-end, le directeur du groupement a pu tous les replacer dans les autres entreprises membres. »
Pour les salariés :
Les GE transforment des emplois saisonniers ou à temps partiel en véritable CDI à temps plein. En plus d’une plus grande stabilité de leur emploi, les salariés bénéficient des mêmes avantages que dans une entreprise plus classique : comité d’entreprise, délégué du personnel, formation, etc.
Une formule qui répond donc bien aux besoins des PME, « à condition que les membres soient prêts à travailler ensemble, à partager et fonctionner en réseau » nuance Hervé Sérieyx. Mais les résultats sont là : déjà 400 réseaux regroupent près de 60 000 entreprises qui emploient 30 000 salariés en temps partagé.