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Mise en ligne : Avril 2021

Peut-on réussir sans réseau ?


La constitution et l’animation d’un réseau, quel qu’il soit, peuvent apparaître comme beaucoup trop chronophages pour certains entrepreneurs. La tentation est alors grande de vouloir s’en affranchir dans la mesure où “seul, on va plus vite”. Or, le fameux proverbe africain énonce également qu’”ensemble, on va plus loin”. Ainsi, est-il possible de réussir sans réseau et que faut-il détenir pour y parvenir ? Éléments de réponse dans cet article.

Les réseaux sont-ils réellement importants ?

Un réseau relationnel se définit par un ensemble de personnes rencontrées dans un cadre professionnel ou intime. Ces rencontres peuvent se faire en réel ou par le biais d’outils de télécommunication par exemple. Dans le cadre d’une création d’entreprise, un réseau se divise en 4 catégories distinctes :

  1. Le cercle familial proche et éloigné ;
  2. L’entourage proche avec le voisinage et les connaissances amicales ;
    1. Les relations professionnelles (collègues, fournisseurs, camarades de promotion, clients, partenaires, etc.) ;
    2. Les relations virtuelles (Facebook, Instagram, LinkedIn, etc.).

Ainsi, à travers ce premier tour d’analyse, il est important de souligner que l’on possède tous, plus ou moins, une forme de réseau. Être totalement isolé constitue un premier handicap pour le lancement d’une activité.


En s’affranchissant de ces réseaux, un professionnel se prive d’éléments-clés pour le développement de son entreprise. Les réseaux vont permettre, par exemple, de bénéficier d’informations importantes sur un secteur d’activité. Sans réseau, il est difficile de partager ses expériences professionnelles ou d’être recommandé par des partenaires.


De nombreux professionnels soulignent le caractère parfois difficile de leur quotidien. Ils peuvent alterner des temps de sur-activité et des creux anxiogènes. Dans ce contexte, un réseau peut parfois être un soutien moral et aider à l’équilibre de vie de l’entrepreneur. S’en dispenser nécessite alors de pouvoir faire ce travail de motivation, de mobilisation et de résilience tout seul, sans aucune aide extérieure.


Aujourd’hui, la constitution d’un ou plusieurs réseaux est recommandée sans être obligatoire pour les porteurs de projets. Lancer une activité sans réseau reste toutefois possible, à condition de connaître les enjeux réels et les obstacles existants.

Réussir son entreprise sans réseau : les conseils clés

Il est possible, même si cela reste difficile, de réussir sans avoir un grand réseau ou sans rechercher à développer ses contacts. Nous vous dévoilons les points cruciaux à prendre en considération pour favoriser la réussite de son aventure entrepreneuriale.

La question sensible des financements

Lancer une activité nécessite des moyens financiers parfois importants. Démarrer une activité sans s’appuyer sur le réseau de structures existantes comporte une double conséquence :

  • Il convient de disposer, soi-même, des fonds nécessaires au lancement d’une activité. Cela signifie d’avoir la trésorerie suffisante pour investir, prospecter, acquérir le stock, consolider la trésorerie.
  • Il s’agit d’investir des fonds personnels. Or, en cas de faillite de l’entreprise, tout est perdu. Le risque financier devient alors immense.

Ainsi, plusieurs structures proposent un maillage territorial permettant de soutenir les entreprises naissantes. Cet accompagnement va se concentrer autour de plusieurs dispositifs :
  • Les prêts d’honneur. Un prêt d’honneur est un prêt qui ne nécessite aucune garantie ni caution personnelle. Il s’agit d’un prêt à taux zéro pouvant atteindre jusqu’à 90 000 € pour les projets innovants. Différents réseaux d’accompagnement interviennent dans l’attribution d’un prêt d’honneur. Notons que l’obtention d’un prêt d’honneur facilite généralement l’accès au prêt bancaire.
  • Le microcrédit. Le microcrédit est destiné aux entrepreneurs ayant des difficultés à obtenir un prêt bancaire. On les trouve généralement auprès d’acteurs associatifs tels que l’ADIE, qui offre un accompagnement au bénéficiaire.
  • Les business angels. Les business angels est un terme qui désigne des personnes souhaitant investir dans des entreprises innovantes. Ils acceptent alors de prendre en charge une partie du risque financier.
  • Le financement participatif. Également appelé crowdfunding, le financement participatif consiste à récolter des fonds auprès de différentes personnes afin de financer un projet. Une campagne de crowdfunding s’établit au travers d’une plateforme, largement relayée sur les réseaux sociaux pour accroître sa visibilité.

La question complexe du business plan

Lancer une entreprise ne se résume pas au financement des équipements nécessaires. Il convient également de sonder le marché afin d’étudier la demande, de comprendre les besoins et de créer une rupture positive avec sa concurrence.


Se passer des réseaux d’accompagnement existants implique alors de définir son business plan tout seul. Il faut alors être capable de trouver et nouer les partenariats seul tout en développant des prototypes sans l’aide des structures existantes.


Ainsi, cela suppose de passer outre l’expertise des incubateurs. Ces structures d’accompagnement aident à la création d’entreprise. L’enjeu est alors de réaliser son projet sur une durée de 1 à 3 ans auprès de conseillers spécialisés et d’experts thématiques. Notons qu’un incubateur est un endroit favorable à la rencontre de potentiels investisseurs.

La question de la posture professionnelle et commerciale

Enfin, en dernier point, entreprendre sans réseau nécessite d’avoir en soi toutes les qualités demandées pour développer son entreprise. En d’autres termes, il va s’agir d’être multi-tâches et extrêmement polyvalent. En effet, la gestion et la conduite d’une entreprise recouvre des champs précis :

  • La prospection et la négociation commerciale. Intégrer un réseau va, parfois, permettre de bénéficier de tarifs dégressifs et de conditions commerciales avantageuses. Un réseau peut également permettre de connaître les événements professionnels en lien avec son secteur d’activité.
  • La communication et le marketing. Certaines structures proposent des formations ainsi que des relais vers des influenceurs ou des leaders d’opinion permettant de se faire connaître plus rapidement. Entretenir un réseau de suiveurs et de prospects n’est, par ailleurs, pas une démarche vaine.
  • La comptabilité et la gestion administrative. Certains secteurs évoluent rapidement et il convient, lorsque l’on entreprend seul, de savoir réaliser sa comptabilité et ses tâches administratives. La veille réglementaire devient indispensable pour connaître les nouvelles normes et s’y conformer.


 




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