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Réseaux sociaux et comportements tribaux



Le Web 2.0 facilite et démultiplie les communautés virtuelles à l’échelle planétaire. Sur les blogs, réseaux sociaux virtuels ou médias participatifs, des groupes variés se créent, s’organisent, échangent, débattent ou s’ignorent. Pour Iannis Pledel, ces nouvelles formes de sociabilité sont de pures déclinaisons de réflexes tribaux archaïques. Il nous en explique les enjeux et le fonctionnement.

Iannis Pledel, chercheur en Sciences de l’Information et de la Communication dans le cadre d’une thèse sur le journalisme participatif et membre du comité éditorial d’AgoraVox.

Mise en ligne : juillet 2008

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Introduction

Aujourd’hui, environ 85% du contenu du Net est généré par les Internautes. Les sites institutionnels et les extensions en ligne des médias traditionnels ne représentent plus que 15% de cette conversation mondiale. Cette dernière s’étale sur plus de 50 millions de blogs actifs et plusieurs centaines de milliers de forums et autres réseaux sociaux. L’entreprise, les médias et l’Etat ne sont plus au centre d’un univers virtuel. Ils sont court-circuités par les internautes reliés entre eux et qui parlent de tout sur tout.

La plupart des plateformes Web 2.0 intègrent dans leur structure des dynamiques relationnelles de réseau social couplées à un partage des contenus. Flickr, Wikipedia, MySpace, Facebook, Bebo, Twitter, AgoraVox, YouTube, Dailymotion, les blogs et bien d’autres sites n’ont pas tous les mêmes fonctions ni les mêmes usages, pourtant ils ont en commun d’utiliser la force d’inertie de la participation et des relations entre internautes pour croître.

Les réseaux sur Internet reposent notamment sur deux axiomes : le service s’améliore quand le nombre d’utilisateur croît et il existe un effet de « longue traîne » ou « long tail » : l’agrégation des petits sites comme les blogs personnels ou des articles de la Wikipédia ou d’AgoraVox représentent collectivement une part de marché égale à celle des plus gros sites.  Ces différents réseaux sont le plus souvent décrits en termes d’intelligence collective, de sagesse des foules, d’alchimie des multitudes ou alors en terme technique avec l’analyse des graphes sociaux.

On vante ainsi la volonté d’utiliser les réseaux pour accroître l’efficacité : que ce soit pour produire, valider, trier, sélectionner l’information, ou pour se créer, se constituer un cercle d’amis ou professionnel, pour rester en contact avec ses connaissances etc, ils permettraient l’émergence de résultats qui seraient supérieurs à la somme de ses parties. Pourtant, derrière cette vision des réseaux - souvent idyllique - qu’elles sont les dynamiques en oeuvre ?

Que sont justement ces « parties » qui composent le réseau ? Que font-elles ? Comment s’organisent-elles ?

Les réseaux sociaux sur Internet sont souvent considérés comme des innovations. Pourtant n’y aurait-il pas toutefois des usages constants ou récurrents ? En termes d’usage et au niveau individuel, les réseaux sociaux sont-ils si nouveaux que cela ?

Source : Cybion. Selon Google, le chiffre est supérieur à 70%.
Source : Technorati 2007.

 

 


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