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Réseaux sociaux et comportements tribaux



  SOMMAIRE
Introduction
De l’individualisme de réseau à la tribu sur les réseaux sociaux
Les tribus sur Internet : comment ça marche ?
Cohésion de la tribu
Conclusion
Lexique des communautés virtuelles

De l’individualisme de réseau à la tribu sur les réseaux sociaux 

En réalité, Internet a exacerbé les communautés de pensées. Chaque individu se retrouve dans des univers indépendants les uns des autres – loisirs, information, jeux… altermondialisme, négationnisme, créationnisme, etc. Ils projettent leurs images et leurs volontés via des « avatars ». La caractéristique principale du réseau est telle que chaque internaute a le sentiment d’être le point central autour duquel le reste évolue. C’est l’individualisme de réseau. Il devient une forme dominante de sociabilité sur Internet, et ceci n’est pas sans conséquences sur la vie concrète, réelle des individus.

Peu importe l’identité, ce qui est primordial c’est ce que l’internaute déclare être. Chaque individu tisse son réseau à partir de ses centres d’intérêts, de ses valeurs. Cela permet à l’internaute de se manifester socialement dans cet espace. L’individualisme de réseau est en passe de devenir une forme dominante d’organisation sociale. Cet espace de liberté permet à chacun d’y livrer ses opinions et de privilégier ses propres intérêts en allant vers les groupes qui ont les mêmes préoccupations. Cette dynamique relève de l’intentionnalité : les internautes se dirigent davantage vers les groupes qui leur sont voisins intellectuellement. Cela crée des communautés relativement fermées sur elles-mêmes, mais insérées dans un ensemble plus vaste qu’on appelle réseau.

Les réseaux ne sont donc pas une simple juxtaposition d’individus isolés, mais une véritable structuration sociale. On observe que les réseaux se composent d’une multitude de petits groupes, des petites bandes. D’un point de vue sociologique et anthropologique, il est intéressant d’étudier les comportements de ces bandes sur les réseaux sociaux. Réagissent-elles comme des tribus comme le suggère l’article d’Alex Wright dans le New York Times : « Friending, Ancient or Otherwise » ? 

Toutefois, l’erreur n’est pas de comparer les bandes sur les réseaux sociaux à des tribus, mais de croire simplement qu’on « revient » à des rites tribaux. Les réseaux sociaux ne nous ramènent pas à la tribu, car en réalité nous n’en sommes jamais sortis. C’est une constante.

 

 


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