Avant : préparer l’événement pour évacuer les sources de stress émotionnel
Pour Bernard Sananès, psychologue et ancien directeur de comédiens, « plus l’on prépare et l’on travaille son intervention en amont et plus le stress émotionnel s’amenuise. »
Le départ est essentiel, « si les premières minutes de l’intervention se déroulent bien, telles que vous les aviez imaginées précise
-t-il, c’est gagné, vous instaurez la confiance et dominez votre émotion. »
Anticiper tous les détails pratiques
Au moment de prendre la parole, une présentation qui ne s’affiche pas à l’écran, un micro mal réglé et vous voilà déstabilisé !
> Travaillez au mot près le début de votre discours et apprenez-le par cœur. Même si vous pensez maîtriser parfaitement votre sujet. Une hésitation au cours de l’improvisation et vous risquez de paniquer, mélanger vos propos et laissez les émotions vous submerger.
Entraînez-vous à voix haute plusieurs fois, pour vous « mettre le texte en bouche ».
> Cherchez à obtenir tous les renseignements possibles sur votre prise de parole. Serez-vous assis à une table ronde ? Debout ? Avec ou sans micro ? Le public sera-t-il déjà dans la salle avant mon arrivée ? Devrais-je présenter d’autres intervenants ? Etc.
Si vous en avez la possibilité, pourquoi ne pas faire un repérage des lieux quelques jours avant votre intervention ?
Programmez-vous mentalement
> Vous avez déjà réuni de nombreuses informations sur votre intervention. Vous pouvez maintenant imaginer la rencontre pour vous familiariser avec cette situation stressante.
Imaginez les lieux, l’ambiance, les personnes connues dans la salle sur lesquelles vous pouvez vous appuyer, le déroulement de l’intervention, vos premiers mots… Petit à petit, la scène deviendra familière, vous vous l’approprierez.
Cette étape de préparation contribue ainsi à modifier nos perceptions de la prise de parole et à basculer dans un
état d’esprit positif très stimulant. « Vous n’êtes plus dans la peur conclut
Bernard Sananès, mais dans la
valorisation de soi et là où vous traîniez les pieds, vous voilà impatient. »