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Un mental d’acier
Mise en ligne : Décembre 2013

Un mental d’acier pour mieux réseauter.


Sommaire
Bonnes feuilles :
Du plaisir au cœur du travail.
Bonnes feuilles :
Des croyances.
Témoin Edgar Grospiron :
Une expérience vécue.
Exercice pratique :
Croyances limitantes et croyances stimulantes.

Du plaisir au cœur du travail. (Suite)

Extrait de La force du mental par Pier Gauthier et Jean-Marc Sabatier, Editions Dunod.


Exemple
Stephan, un des meilleurs chefs de village du club Med, racontait ses débuts en tant que GO de tennis pendant de nombreuses années : l’accueil des clients à 5 heures du matin, 5 heures de leçons par jour, la présence tout le reste de la journée sur les terrains, les spectacles et les soirées jusqu’à 2 heures du matin, tout ça sans aucune journée de repos. Quand on lui demandait comment c’était possible de tenir un tel rythme, il répondait : « J’adore ça, le club c’est ma passion. »


Pourtant, la plupart des gens continuent de penser qu’il faut absolument que ce soit dur, pénible et long pour réussir.

Il est évident que pour atteindre l’excellence dans un domaine, des heures de pratique, de répétitions et d’entraînement sont nécessaires. Cependant, si nous sommes uniquement dans cette croyance et que nous occultons la notion de plaisir, nous prenons le risque que notre carrière et notre vie tendent vers la souffrance et la difficulté, pouvant nous propulser vers des burn out ou dépressions. Le champion réussit à allier travail, exigence et plaisir. La complexité s’exprime encore une fois. On peut être heureux et triste en même temps. Un joueur de foot qui quitte son club formateur où il a quantité de bons souvenirs et toutes ses attaches, va forcément être triste et nostalgique. En même temps, la perspective de son nouveau contrat l’emmène vers l’excitation et la joie. Le joueur peut ressentir deux sentiments différents en même temps. Il doit finir par trouver du plaisir dans le travail, dans la répétition d’efforts et de contraintes. Petit à petit, il va associer ce travail à des progrès et à un mieux-être. Et les deux sensations de se fondre pour finir à trouver du plaisir dans le travail. Attention, il ne s’agit pas de masochisme : la combativité n’est pas l’agressivité ni la destruction. La combativité se sert de l’opposition pour recruter des forces supplémentaires et dépasser ses limites. Le fait de se surpasser peut être un plaisir. La combativité sert donc la valeur plaisir. Par exemple, Thomas Muster (n° 1 mondial en tennis) était un joueur qui aimait s’entraîner énormément.

Le fait d’avoir en tête l’objectif final (les effets) et le plaisir associé peut aussi aider à supporter la souffrance à « court terme ».

Cette façon de se préparer ne peut cependant pas être une règle pour tout le monde, car il y a aussi des personnes qui réussissent avec beaucoup moins de temps et d’efforts : Mac Enroe, Maradona…

Par contre, dans les deux cas, les personnes prennent du plaisir, soit en privilégiant la notion de jeu, soit en aimant s’entraîner dur.

Bien sûr, dans le sport comme dans l’entreprise, la pression omniprésente peut empêcher de prendre du plaisir dans son activité. Une personne peut être obsédée par la peur de perdre un match, de perdre un gros client ou de rater un examen. Parler alors de plaisir le déstabilise car il focalise sur l’« enjeu » au lieu de se prendre « au jeu ».

Expérience vécue

Michel va passer l’oral de sa thèse de dentiste. Nous avons préparé cet événement dans le cadre de mon intervention « option préparation de thèse ». C’est le garçon le plus doué que j’ai eu dans le cours. Il est à l’aise et maîtrise même le traitement des objections. Je n’ai aucun doute quant à sa réussite. Pourtant, juste avant, il n’a pas l’air dans son assiette. Je lui demande pourquoi. Il me dit que la semaine dernière un de ses collègues s’est fait « cuisiner » par le jury et qu’il a passé un mauvais moment, une sorte de bizutage. Il est donc crispé car c’est le même jury. Je lui demande comment les tortionnaires traitent les bizuths qui ont l’air crispés, peu sûrs d’eux. Il me dit qu’ils se font encore plus maltraiter.

  • C’est quoi le pire qu’ils puissent te faire ?
  • Ils peuvent me couper la parole, me cuisiner lors des questions.
  • Si cela arrive, que peut-il se passer au pire ?
  • Et bien, je vais passer un mauvais moment !
  • Quoi d’autre, est ce que tu peux ne pas avoir ton diplôme ?
  • Non, je ne pense pas ! Ils ont eu le manuscrit de la thèse il y a plusieurs semaines, s’il y avait eu un problème, je l’aurais su.
  • Comment tu voudrais te sentir à la fin ?
  • Relax, heureux !
  • Aux répétitions, ça ne t’avait pas gêné d’être malmené et interrompu ?
  • Non.
  • Qu’est ce qui avait été important ?
  • J’avais pris mon temps et je m’étais amusé !
  • J’ai entièrement confiance en toi !

Le succès fut au rendez-vous.


A RETENIR :
 
  • Le mot « travail » est souvent associé à la pénibilité et à la souffrance. Les gens croient qu’il faut forcément que ce soit long et dur pour réussir.
  • Dans tous les domaines, il y a des gens qui peuvent réussir avec d’autres croyances (ex. : Mac Enroe, Zidane, Maradona).
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