Trouver sa voix
Outre la clarté de votre message, la voix
est l’un de ses principaux véhicules.
S’il peut lui arriver d’être
crispée, éraillée ou fatiguée,
elle est parfois difficile à accepter ou
désagréable à entendre. Le
premier conseil est donc de « s’approprier » sa
voix, c’est-à-dire l’accepter
avec ses forces et ses faiblesses. Pour cela, rien
de mieux que d’attraper un bon vieux magnétophone,
de s’enregistrer et de se réécouter
jusqu’à se supporter.
Maîtriser la technique pour une plus grande
tranquillité psychologique
Si le choix de la salle vous incombe, ne le négligez
pas. Rendez-vous sur place afin de vérifier
l’acoustique (vous entend-t-on parfaitement
des quatre coins de la salle ? Entend-on aussi
les bruits de la rue ?), l’éclairage,
l’emplacement des prises électriques,
l’espace d’intervention (la scène),
les coulisses et les issues, etc.
La salle est toute petite : tant mieux. Il vous
faut juste user intelligemment de votre voix de
baryton. L’opération se déroule
dans une copie conforme du Zénith ? Vous
allez certainement utiliser un micro pour éviter
que chaque spectateur n’ait à se munir
d’un cornet acoustique.
Si vous utilisez un micro à main (parfois
posé sur un pied), quelques règles
sont à noter. Généralement,
le micro se place sous la bouche à environ
2 centimètres des lèvres. Il doit,
bien entendu, suivre les mouvements et rotations
de la tête, comme s’il était
une prolongation du menton. Si vous n’êtes
pas à l’aise avec le micro et que
vous hésitez quant à la place exacte
près de votre visage, collez-le tout simplement
sur le menton.
Fil ou HF ? Si votre micro a un fil à la
patte, souciez-vous de la longueur de la laisse.
Si vous vous produisez avec un micro sans fil,
prudence aux interférences. Si vous tenez
le micro trop bas, vous risquez de masquer l’émetteur
(il se situe au cul du micro) et de créer
des coupures de son quand les piles vont commencer à faiblir.
La position idéale consiste à tenir
l’objet en son centre.