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Mise en ligne : Mars 2014

Développez votre intuition relationnelle.


Sommaire
1. L’intuition, qu’est-ce que c’est ? A quoi sert-elle ?
Est-elle réservée à quelques uns ?
2. Doit on s’y fier ou s’en méfier ?
3. Les bonnes pratiques pour devenir un intuitif performant.
4. Quelques exercices de mise en condition pour travailler son intuition.

L’intuition, doit-on s’y fier ou s’en méfier ?

Une intuition est toujours juste. La question reste de savoir de quoi on parle exactement. Ce que vous éprouvez, s’agit-il vraiment d’une intuition ? Ils sont nombreux ceux qui peuvent témoigner qu’en suivant leur intuition, au final, ils se sont bel et bien plantés ! La raison est simple : ils ne se connaissent pas assez bien pour faire la part des choses entre l’intuition et certaines formes de complaisances.

Qu’est-ce qui pourrait passer à tort pour de l’intuition ?

L’observation rapide.
Ne pas confondre perspicacité et préjugé.

Exemple :

« Ce type est trop bordélique, je sens que je ne pourrais jamais rien faire avec lui. » Si Marc Lassus avait pensé cela de Roland Moreno, il n’aurait jamais pu créé le leader mondial de la carte à puce.


Le vœu pieux.

Ce que les anglo-saxons nomment le « whishfull thinking ». On veut quelque chose de façon impulsive et puisqu’on manque d’arguments, on va mettre ça sur le compte de l’intuition.

Exemple :

Si je montre mon projet à Untel, c’est certain que ça va marcher. Pourquoi pas ? Mais la force d’un projet ne peut reposer uniquement sur l’adhésion des autres. Robert Pirsig l’auteur du best seller Du zen et de l’entretien des motocyclettes a d’abord été refusé par 129 éditeurs avant d’en vendre plus de 5 millions d’exemplaires. De plus savez-vous comment créer l’opportunité de rencontrer cet interlocuteur décisif pour le succès de votre projet ?


Le désir pour la réalité.

On peut se tromper soi-même en reprenant pour une intuition ce que l’on a envie d’entendre et qui nous parait valorisant pour soi.

Exemple :

« Elle est super ton idée ! Pourquoi tu ne montes pas ta boîte ? » A posteriori, vous trouvez géniale votre intuition. Mais ne serait-ce pas plutôt quelqu’un d’autre qui aurait décidé à votre place ?


La fragilité.
On peut paradoxalement aller intuitivement... contre son intuition.

Exemple :

un membre de votre réseau professionnel vous traite mal ou vous dénigre. Voilà qui mériterait un bon recadrage, mais vous ne le sentez pas. Vous pensez avoir l’intuition que ce ne serait pas une bonne idée. Viennent ensuite plein de bonnes-mauvaises raisons pour suivre votre fausse intuition. Votre intuition première est différente, c’est une carte maîtresse, la seule capable de conduire au changement, mais comme il n’y a pas de changement sans risque, vous préférez la couvrir par une fausse carte et défausser.


En pratique :

Comment savoir que notre intuition est vraie ?
La solution, c’est d’apprendre à se connaître. Souvenez-vous des intuitions que vous avez eues par le passé et qui se sont révélées parfaitement justes. (Il y en a, cherchez bien...) Souvenez-vous de ce que vous ressentiez : sensations physiques, émotions... Votre conduite, comment vous en parliez autour de vous, comment s’est effectuée votre décision ? En combien de temps ? A contrario, faites l’exercice avec une fausse intuition qui ne vous a rien apporté (là, c’est plus facile à trouver). Remarquez les différences et vous pourrez repérer les bons signaux à la prochaine occasion.
© avec l’aimable autorisation du photographe Ryan McGuire


Découvrez les bonnes pratiques pour devenir un intuitif performant.

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