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Curiosité, imagination et agilité
Mise en ligne : Octobre 2012

Curiosité, imagination et agilité mentale : les clés du succès


En réseau, vos qualités humaines et managériales seront appréciées tout autant que dans l’entreprise. À la condition, bien sûr, de ne pas induire de liens hiérarchiques à proscrire entre membres. Dans son dernier ouvrage, Robert Papin, place la curiosité, l’imagination et l’agilité mentale comme le trio pour la réussite et le progrès collectif.

Couv Le nouveau Manager
Extrait de Le nouveau Manager, gérer le changement, de Robert Papin, éditions Diateino - Septembre 2012.


La curiosité

Les exemples abondent d’entrepreneurs dont la curiosité a fait la fortune de leur société. Les chefs d’entreprise qui ont le nez collé sur leur métier se coupent de leur environnement, leur « banque » d’informations devient trop réduite pour leur permettre d’avoir des idées meilleures que celles de leurs concurrents. Nous avons tous tendance à nous enfermer dans nos habitudes ; ce repli s’accompagne d’un affaiblissement de notre capacité à entendre, sentir ; c’est pourquoi, faute de n’avoir su les détecter, nous laissons passer des opportunités.

Einstein se plaisait à dire : « Je n’ai pas d’aptitudes spéciales, je suis simplement curieux de tout ». Il ajoutait que sa théorie de la relativité était née le jour où, voyageant en train, il avait eu le sentiment qu’il reculait alors que sa rame était simplement dépassée par un train plus rapide que le sien.

Comment lutter contre cet engourdissement qui nous coupe de notre environnement ? « Comment retrouver » comme le disait Picasso, « les émotions que peuvent nous procurer aussi bien le ciel et la terre qu’un bout de papier, une forme éphémère, une toile d’araignée… ? » Comment se placer en état de réceptivité pour laisser venir à nous les sensations sans les analyser ? Comment développer notre capacité à nous informer ? Là encore il n’existe pas de recette miracle. Certains patrons ont augmenté leur réceptivité en utilisant des techniques comme la relaxation ou le yoga, en pratiquant un sport d’équipe ou en s’isolant régulièrement à la campagne.

Pour améliorer notre capacité à nous informer, nous savons qu’il convient d’abord d’améliorer notre capacité à écouter nos interlocuteurs en évitant de porter un jugement de valeur sur les informations qu’ils nous apportent, sinon nous éliminerons ce que nous n’avons pas envie d’entendre. Nos interlocuteurs s’en rendront compte et ils n’auront plus envie de nous informer.

Si nous avons fait l’effort d’apprendre à écouter, nous apprendrons aussi à éviter les questions fermées qui n’appellent comme réponse qu’un « oui » ou un « non ». Au lieu de demander à un client « Mon produit est-il un produit d’avenir ? », et de recevoir un « oui » qui nous fera plaisir ou un « non » qui nous déplaira, pourquoi ne pas poser la question ouverte « Quelles sont les caractéristiques de mon produit qui pourraient compromettre sa réussite future ? ». Plutôt que de demander à un enfant « Aimes-tu ton école ? », pourquoi ne pas lui demander « Quels sont les aspects de ton école que tu aimes et ceux que tu n’aimes pas ? ». Si nous avons pris l’habitude de poser des questions fermées, la formulation de questions ouvertes nous demandera beaucoup d’efforts mais si nous persévérons, nous ferons un grand pas dans l’art de développer notre réceptivité, notre capacité à nous informer.

Si nous ne le faisons pas déjà, nous exploiterons notre réceptivité en visitant des salons ou des foires-expositions consacrées à notre secteur d’activité, aussi bien en France qu’à l’étranger. Cela nous permettra de discuter avec des clients, des fournisseurs, des concurrents, de détecter les produits pouvant se substituer à nos propres produits, de « sentir » les changements qui se produisent actuellement dans notre environnement. Nous pourrons aussi visiter les salons consacrés à des secteurs porteurs d’avenir, comme ceux indiqués par le ministère de l’Industrie.

Les sources d’informations à notre disposition sont innombrables, notamment les revues et les bases de données sur Internet. Nous ne pouvons tout embrasser sans prendre le risque de nous noyer. Mieux vaut donc consulter les études réalisées régulièrement sur l’évolution des besoins et des comportements des consommateurs et sur les technologies du futur, rester attentif aux grands événements de notre société et rencontrer si possible ses acteurs pour nous faire notre propre opinion sur ces évènements.


Couv Le nouveau Manager
Extrait de Le nouveau Manager, gérer le changement, de Robert Papin, éditions Diateino - Septembre 2012.


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