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Curiosité, imagination et agilité
Mise en ligne : Octobre 2012

Curiosité, imagination et agilité mentale : les clés du succès



Couv Le nouveau Manager
Extrait de Le nouveau Manager, gérer le changement, de Robert Papin, éditions Diateino - Septembre 2012.


L’imagination

Weston Agor est le fondateur de Global Intuition Network et l’auteur de Intuition in Organizations. Dans cet ouvrage, il écrit qu’il voit l’intuition « comme une qualité dont l’importance ira en croissant dans l’environnement que nous devons affronter. C’est à l’évidence une aptitude que nous avons besoin de cultiver pour en faire usage dans le monde présent et dans le monde futur si nous voulons survivre et nous développer ».

Les cartésiens qui ne croient que ce qu’ils peuvent analyser, mesurer, comparer, rejettent l’idée que les informations que nous accumulons sont brassées par le cerveau à un niveau immédiatement inférieur au niveau de conscience et que c’est de cette zone encore peu explorée que jaillissent les idées. Pourtant, Roy Rowan, auteur de The Intuitive Manager, affirme que nos idées ne sont pas la résultante d’une pensée rationnelle et consciente mais le fruit d’une intelligence qui condenserait des années d’apprentissage, organiserait des connexions entre nos observations pour en faire surgir des intuitions. Il écrit que les plus belles découvertes n’ont pas été le fruit d’une réflexion forcenée mais « d’une perception soudaine et intuitive, d’une prescience profonde et inexplicable, de chuchotements internes et fugaces ».
De son côté, le Canadien Henry Mintzberg assène :
« Écarter l’intuition en disant qu’il s’agit d’un processus irrationnel est une attitude elle-même irrationnelle. »

Quel que soit le point de vue des auteurs, tous les spécialistes du cerveau savent qu’il est possible de développer notre potentiel créatif en luttant contre les ennemis de notre imagination, en utilisant des techniques individuelles ou collectives de créativité, ou tout simplement en exploitant la créativité de ceux qui nous entourent.

La crainte du ridicule est probablement le principal ennemi de notre créativité. Si je vous suggérais de vider la moitié de la cartouche d’encre de votre stylo sur une feuille de papier, de la plier en quatre et de décrire le tableau que vous venez de réaliser, vous me diriez peut-être que cet exercice est idiot, et pourtant c’était l’un des exercices préférés de Victor Hugo.

Nous devons lutter contre cette crainte du ridicule qui nous conduit à écarter toute idée nouvelle qui traverse notre esprit de peur de passer pour un original. Dans dix ans, des entreprises seront leaders dans leur secteur alors qu’aujourd’hui personne ne croit au produit ou service qu’un individu prétendument farfelu vient de mettre sur le marché. Chacune de nos nouvelles idées présente un intérêt, nous devons résister à la facilité qui voudrait nous les faire mettre de côté. De même, lorsqu’une idée fugace s’évanouit et que nous éprouvons un sentiment de frustration car nous avions le sentiment qu’elle était peut-être intéressante, essayons de la retrouver en remontant le fil de nos pensées. Lorsqu’une idée jaillit, il faut la saisir, démêler les vraies idées des faux obstacles. Concentrons-nous sur ce qui nous paraît bizarre, nouveau, original.

Luttons également contre ce manque de persévérance qui nous fait prétexter, pour justifier un défaut de créativité, que « c’est techniquement impossible », que « c’est prématuré », que « les autres l’ont déjà fait », qu’« on n’a jamais fait comme ça », ou encore qu’« il serait bon d’abord de réaliser une étude de marché ». Car, selon Bernard Shaw : « L’homme raisonnable s’adapte au monde. L’homme déraisonnable essaye d’adapter le monde à lui-même. Par conséquent, tout progrès dépend de l’homme qui n’est pas raisonnable. » Si nous désirons augmenter notre créativité, nous pourrions utiliser les méthodes de relaxation déjà évoquées pour développer la réceptivité. Peut-être pourrions-nous aussi, pour favoriser notre imagination, utiliser quelques-unes des techniques individuelles ou collectives susceptibles d’alimenter cette créativité. Beaucoup s’appuient sur la matrice de Môles, qui est un tableau à double entrée permettant de combiner plusieurs types de variables. Elle peut se présenter sous la forme d’une matrice carrée qui donne la possibilité de confronter deux séries de variables identiques placées horizontalement et verticalement. C’est une matrice de ce type que les créatifs de Renault avaient utilisé pour trouver le nom de la Twingo en croisant des noms de danses. Ils avaient retenu les trois premières lettres des danses de la première colonne et les trois dernières des mêmes danses de la première ligne.


  Valse Twist Tango Polka
Valse        
Twist     Twingo  
Tango        
Polka        


La matrice peut servir aussi à confronter horizontalement des variables différentes de celles placées verticalement, par exemple des objets et des adjectifs, des besoins et des technologies.


Besoins Formation Information Loisirs Santé Transport
Biotechnologies 1 1 3 1 2
Télécommunications 1 1 1 2 1
Internet 1 1 1 3 1
Énergie 1 1 3 3 1

1. idées déjà exploitées ; 2. idées utopiques ; 3. idées à creuser


Couv Le nouveau Manager
Extrait de Le nouveau Manager, gérer le changement, de Robert Papin, éditions Diateino - Septembre 2012.


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