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Les réflexes-réseau
Mise en ligne : Octobre 2012

Comment faire appel à votre réseau pour atteindre plus vite vos objectifs.

Peut-on tout demander à son réseau ? Les 3 règles à suivre.

D’une mise en relation stratégique jusqu'à un avis sur le dernier micro-cravate, on peut via les médias sociaux interroger en permanence nos contacts... et vice-versa... Vive le progrès, mais gare à la saturation ! Éric Messeca pose les bases d’une nouvelle « network-étiquette ».


Éric Messeca
Éric Messeca
« Sur les médias sociaux, en organisant ses informations et en segmentant finement son audience, on peut multiplier les messages et les appels au réseau en gagnant du temps et sans être importun. »


Mark Lahore
Mark Lahore
Comme dirait le regretté Desproges, « on peut réseauter de tout, mais pas avec n’importe qui ! »...


PDR : Éric Messeca, la prolifération des médias sociaux et l’intensification des usages ne deviennent-elles pas contre-productives ?
EM : C’est un risque en effet. Tout le monde interpellant tout le monde et de façon impulsive comme cela peut se passer parfois et le travail en réseau vire à la cacophonie et au mouvement brownien stérile. Vous vous retrouvez dans la situation du type qui crie dans les embouteillages place de la Bastille et que personne n’entend.

PDR : Alors, comment faire ?
EM : D’abord régler son propre comportement en se préservant de 3 symptômes très contagieux : l’infobésité, la chronophagie, la clic-addiction.


Les 3 symptômes détectés par Éric Messeca sur les médias sociaux :
  • L’infobésité : une boulimie d’infos dont on ne fait rien.
  • La chronophagie : caser un peu de travail personnel entre des grosses sessions de chat et de social média surfing.
  • La clic-addiction : cliquer sur tout ce qui bouge sur les réseaux sociaux, un peu comme un geek sur Call of Duty IV®.

PDR : Malgré tout, un des grands avantages des médias sociaux, n’est-ce pas de pouvoir consulter les membres de son réseau et de profiter de cette réactivité ?
EM : Bien sûr. Je suis le premier à interroger mon réseau de façon spontanée. Exemple récent sur Twitter, à la veille d’un rendez-vous client : « un presta m’a planté, qu’est ce que vous dites, vous ? » et j’obtiens des réponses utiles sans pour autant spamer mes contacts.

PDR : Quelles sont donc vos solutions pour solliciter fréquemment vos contacts sur les médias sociaux sans devenir trop invasif ?
EM : Il faut dépasser le débat entre l’usage impulsif et l’utilisation raisonnée des réseaux sociaux. Ce qui important, c’est de bien catégoriser vos centres d’intérêt, segmenter votre réseau et ne cibler que les membres concernés.

PDR : Tous les médias sociaux sont-ils adaptés à cette démarche ?
EM : C’est l’enjeu actuel, ne plus les utiliser comme des médias de masse, mais permettre la création de pôles pour organiser vos requêtes en réseau. Les fonctionnalités existent, mais sont sous-utilisées car peu lisibles. Google+ est très fort là-dessus avec ses cercles de contacts. Ainsi, vous pouvez très intuitivement grouper les membres par projet, par centre d’intérêt, par communauté , par région, etc. et ainsi être bien plus pertinent dans vos échanges. D’ailleurs, la solution Google a été créée en crowdsourcing pour coller au plus près aux nouvelles attentes des internautes. De son côté Twitter fluidifie les échanges et le trafic entre membres. Déjà par la concision imposée par le tweet. Se limiter à 140 caractères pour communiquer, c’est déjà faire un bel effort d’efficacité. Mieux, les questions en live peuvent être programmées pour une diffusion ultérieure et présentée à des contacts pertinents au moment le plus opportun pour eux en fonction de leurs habitudes de fréquentation observées par Tweeter.

Exemple : quand je prépare une conférence, je pose des questions sur les chapitres et le contenu en live et je sais que mon message sera traité plus simplement et avec plus de réactivité qu’un simple mail auprès de ceux qui me suivent et qui s’intéressent au sujet.
Au final, je profite de cette ubiquité numérique pour me libérer plus de temps pour de vraies rencontres en réseau.


EN BREF
 
 
  Network étiquette.
Les 3 bonnes conduites sur les médias sociaux.


Comme tout va très vite sur les médias sociaux, respecter ces 3 niveaux de communication, c’est servir votre e-réputation. Les négliger, c’est s’exposer à la e-répulsion.

  1. Être efficace et compris en organisant l’information, préparer ce que l’on va dire : thèmes, commentaires, questions...
  2. Adopter un comportement sélectif en segmentant votre réseau de contacts pour rester toujours pertinent dans vos interactions.
  3. Choisir vos outils web, les médias sociaux les plus appropriés et que vous maîtrisez le mieux. Il est inutile, voire nuisible pour votre image d’être présent partout sans utiliser les ressources disponibles à bon escient.

Et aussi :

- 4 outils pour contrôler votre e-réputation
- Guide Google+
- Comment partager facilement votre actualité avec vos contacts
- Réussir à travailler en réseau avec ses concurrents.
- Ils ont fait de leur réseau relationnel la clé de leur succès
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