4 exercices pour stimuler votre audience quand vous prenez la parole

stimuler son audience

Vous avez terminé votre speech. Voici venu le temps des questions, mais la salle reste apathique. Même le vieux gag « s’il n’y a pas de 1ère question, passons à la 2ème » ne détend pas l’atmosphère. Comment mettre à l’aise votre audience et développer le plus d’interactions avec elle ?

Avec Jean Marc Sabatier, auteur de Prendre la parole en public – Les secrets d’une intervention réussie aux Editions Dunod

Instaurez une relation gagnant-gagnant avec votre public

La générosité que vous mettez dans votre démarche impacte à la fois vos postures, votre façon de parler et l’intérêt que vous allez susciter chez vos auditeurs. Ne vous installez pas dans l’état d’esprit de celui qui sait, mais de celui qui veut partager.
Même si vous arpentez une estrade, même si vos auditeurs viennent s’enrichir à votre écoute, vous n’êtes pas au-dessus d’eux, mais avec eux. Certes, vous maîtrisez votre sujet, mais l’enjeu n’est pas de « livrer du contenu », de le restituer à la perfection, le pire : en lisant une présentation aussi léchée qu’ennuyeuse. L’enjeu, c’est de faire le « show » et de rendre vivante et dynamique votre intervention en l’adaptant au contexte de la conférence et à ses participants.

On vous invite en expert, mais sitôt que vous avez la parole, vous devenez un animateur, patient et pédagogue. Préparez-vous à accueillir avec bienveillance tout ce qui arrive : les pépins techniques comme les objections dans la salle.

Exercice pratique #1 : la méthode « Que sais-je ?»

Vous souhaitez que votre auditoire vous pose des questions ? Commencez par concevoir toute votre intervention comme une succession de réponses à des questions. Cette programmation personnelle vous mettra dans le bain et vous donnera naturellement le réflexe d’interpeller vos auditeurs, ce qui incitera à participer et entraînera d’autres questions.

Synchronisez-vous et décodez les signes que vous envoient vos auditeurs

Synchronisez-vous sur la salle, mettez-vous aux aguets, vos sens en alerte et décodez les signaux faibles, mouvements ou rumeurs, que vous envoient vos auditeurs. Ils vous renseignent sur leur intérêt et vous tendent des perches pour recapter l’attention en illustrant votre propos par une anecdote, en changeant de tempo ou en élevant la voix pour être sûr qu’on vous entend bien au fond. Voici deux exercices pour vous aider à vous synchroniser.

Exercice pratique #2 : la vision globale

Embrassez littéralement la salle du regard. Sans focalisation particulière, vous étendez votre vision latérale et verticale. Bon : l’image est floue, mais vous sentez mieux les mouvements, les postures des gens, les acquiescements de la tête, les pieds qui remuent, etc. Vous sentez la salle dans son ensemble en repérant les zones chaudes, les zones froides.

Exercice pratique #3 : la focalisation

Prenez dans la salle quelques repères en fixant certaines personnes du regard. Elles seront sensibles à cette attention particulière que vous leur portez. De plus, à travers leurs réactions, elles vous donneront « la température » de la salle. Enfin, elles peuvent rapidement être tentées d’intervenir pour poser leurs questions. À vous de tirer parti de vos observations pour interagir avec votre auditoire.

EXEMPLE :

Deux personnes bavardent. Soit elles ont décroché, soit elles ont envie d’intervenir. Posez alors une question générale à la salle. Si l’une d’entre elles répond, c’est gagné. Sinon, agissez en différé : à la prochaine occasion, lors d’une animation, faites appel à des volontaires et bien sûr, proposez à ces personnes d’intervenir.

Pratiquez la technique de frustration-détente

Pour Jean Marc Sabatier, il n’est pas souhaitable d’attendre la fin de votre speech pour solliciter des questions/réponses. « L’idée, c’est d’interagir en permanence, confie-t-il. Il vous suffit de poser des questions en permanence. Ce qui va challenger l’auditoire et montrer que vous vous intéressez à lui ». Vous pouvez ménager un court silence, exploiter les mouvements de la salle, répondre vous-même ou donner la parole à un auditeur, reformuler pour tout le monde sa réponse, souvent formulée de façon timide et à voix basse.

Exercice pratique #4 : le rebond sur une question

Une question, quelle que soit la personne qui la pose et qui y répond, crée une rupture dans votre intervention que vous pouvez exploiter au niveau du contenu comme du style. Profitez-en pour rebondir sur une anecdote.

EXEMPLE :

« La dernière fois que j’ai posé cette question, un monsieur s’est levé, il a brandi son parapluie et… » ou bien « Ça me rappelle une histoire qui nous est arrivée lors d’une convention commerciale, etc. ».
N’oubliez pas qu’un spectateur ne soutient pas son attention plus de 10 minutes si celle-ci n’est pas réveillée par une surprise : trait d’humour, histoire, intervention, jeux, etc.

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